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samedi 14 septembre 2019

Sport, excès et libido

Une étude réalisée par des chercheurs de l'Université de Caroline du Nord montre que les hommes qui s'entraînent intensément à la salle de sport font face à une diminution de leur libido contrairement à ceux qui s'entraînent modérément ou pas du tout. Comment expliquer cette relation entre forte activité physique et faible libido.

Le sport est recommandé car il fait partie d’une pratique qui influe sur la bonne santé en général et en particulier sur la bonne santé sexuelle. L’Unesco a même créé une chaire de Santé Sexuelle ; c’est dire son importance.

La pratique du sport est chaudement recommandée dans le monde médical à tout âge et aussi comme une bonne hygiène de vie pour une sexualité épanouie. D’un point de vue hormonal, il est prouvé scientifiquement que la pratique d’un sport libère des endorphines, appelées aussi hormones du plaisir, en ce sens qu’elles favorisent le bien-être. On a en parallèle découvert que l’activité musculaire améliore la performance sexuelle.

Le corps pendant la pratique du sport dégage d’une part de la chaleur qui est un stimulant de la libido et en même temps participe à la diminution du stress ; il favorise le fameux lâcher-prise si important dans la relation sexuelle. On a donc réuni dans le sport tous les ingrédients pour se sentir en forme vivant et sexué.

Là, où les choses se compliquent, c’est lorsque l’on bascule dans l’excès de la pratique du sport et que cette pratique se transforme en addiction. Le sport n’est plus un plaisir mais devient un besoin, une impérieuse obligation qui ne laisse plus la place au choix, à la liberté de pratiquer ou pas. Si, comme on l’a dit, la pratique d’un sport et la libido forment une bonne « équipe » car l’activité physique a un effet de stimulant sur le métabolisme, et s’ il est prouvé que les personnes physiquement actives ont une activité sexuelle plus intense que les personnes sédentaires, l’excès de cette pratique inverse la tendance et annihile le désir, abaisse la performance.

Dans le cerveau, les circuits du plaisir et de la récompense n’y trouvent plus leur compte.

La performance est devenue le fléau de notre société qui encourage les excès dans tous les domaines. Elle est devenue un ennemi qu’on a eu du mal à identifier dans des domaines aussi improbables que le sport qui à la base est une bonne hygiène de vie. C’est l’effet pervers qui prend le dessus. En quoi un excès de sport peut avoir un impact négatif sur la libido des sujets ?

Je constate dans mes consultations chez des jeunes femmes une plainte d’absence de relations sexuelles avec leur partenaire ; absence qu’elles ne comprennent pas.

A l’anamnèse, on découvre que le partenaire masculin passe des heures dans la salle de sport, s'entraine de manière très intensive, ou encore, avale des kilomètre à pied tous les jours et s’inscrit à tous les marathons de la terre. Le réveil sonne à 7h, même le week-end pour aller courir ou aller à la salle de sport. Dans un premier temps la femme est heureuse et fière d’avoir un mari svelte et sportif, juste ce qui faut de muscles. Dans un second temps, elle réalise la place prise par le sport dans leur vie de couple et surtout l’absence de désir pour.

Dans un second temps, elle réalise la place prise par le sport dans leur vie de couple et surtout l’absence de désir pour elle qui ne s’exprime plus. Dans un premier temps c’est l’emploi du temps et la place prise par le sport qui est incriminé, jusqu’à ce qu’elle finisse par admettre et avouer une absence totale de libido de la part de son partenaire.

Il est troublant de constater qu’à la fois il est scientifiquement prouvé que le sport sous toutes ses formes augmente le taux de testostérone, en tant que hormone de l’effort, mais a contrario, lorsque cette hormone est trop sollicitée, elle perd de son pouvoir jusqu’à constater une perte de puissance dans l’effort et aussi une baisse de puissance sexuelle. Mais aussi, tout se passe comme si, comme dans toute addiction, l’homme était « rempli » par son activité sportive et, au-delà des phénomènes physiologiques, n’avait plus de désir…

mardi 11 novembre 2014

Mise au point par Grégory Capra

Suite aux dizaines de messages sulfureux que Grégory a reçus le mois dernier après son article relatif au sport et au naturisme, il a dû faire une mise au point pour tous ceux qui confondent naturisme et perversité, nudité et sexualité, nature et bestialité,...

Greg naturiste MiseAuPoint